
L'affaire de la vente de la femme-tigresse au Sultan Nakkan Ossan
ommentaires du Grand Archiviste Royal
L'affaire de la vente de la femme-tigresse au Sultan Nakkan Ossan remonte, semble t'il, à la Grande bataille de l'an mil. En cette occasion, l'ambassadeur du Pays des Sables, Jazzaar Hezaam Al-Maqad, aurait acheté à Caius Brutus Bubonius la femme-tigresse nommée Valleria pour la somme de 500 solars, afin de la remettre en cadeau de victoire au Sultan Nakkan Ossan.
Cependant, il semble que la femme-tigresse ait peu apprécié son séjour dans les harems du Sultan, et quelques mois après son arrivée à Jabba Hal, elle réussit à s'enfuir de la citadelle du Sultan. Elle alla rejoindre son ancien maître Brutus qui participait à une campagne en Kazarun, pays voisin du Pays des Sables. Ces événements faillirent tourner en un cauchemar diplomatique entre le Pays des Sables et Nasgaroth, mais se réglèrent éventuellement pacifiquement par voie de diplomatie.
____________________________________________________
Voici rassemblés ici les principaux documents traitant de cette affaire:
Lettre de Jazzaar Hezaam Al-Maqad à Caius Brutus Bubonnius demandant réparation pour la femme-tigresse.
Mise à prix de la tête de la femme-tigresse par le Sultan.
Réponse publique à la mise à prix par Brutus
Contre-offre de Jazzaar Hezaam Al-Maqad
Acceptation de la contre-offre par Brutus
Conclusion du marché par Jazzaar
Lettre de Valleria elle-même au Sultan Nakkan Ossan
____________________________________________________
Jabba Hal, le 15 octobre de l'an 1000
u Seigneur Brutus Bubonius, Illustre allié et Grand Ami du Magnificient Sultan Nakkan Ossan de Jabba Hal
Seigneur, je tiens d'abord à vous féliciter de l'effort de guerre que vous avez faite lors de la tentative d'invasion de l'Arganne, et ce, malgré la défaite que vos troupes ont subies lors de l'assaut final. Si le cupide Hassan Al-Malek, traître parmi les traîtres, avait écouté mes suggestions choisit un autre lieu pour l'affrontement que le sinistre château de Pamoisard, il n'y a nul doute que la victoire aurait été remportée par l'armée que vous avez commandé. Je dois vous informer que le Glorieux Sultan n'a pas apprécié voir son précieux investissement et des années de négociations anéanties devant cette citadelle maudite, mais j'ai tout de même réussi à lui faire voir la valeur des alliés que le Sultanat s'est faits lors de cette altercation. Il a d'ailleurs beaucoup apprécié le cadeau de la femme-chat, que je lui ai remis en mon nom et en le vôtre, et désirais vous en remercier personnellement.
Cependant, les atouts de cette créature, vu sa nature féline, sont plus cruels et plus vicieux que les femmes qui peuplent habituellement le harem princier. Le Sultan a d'abord été bien amusé de la leçon qu'elle a servi aux jalouses qui osaient s'amuser de ses allures animales, mais sa fuite, et la mort de certains de ses fidèles gardes, corrompus puis abattus par son irrésitibilité féminine, l'as mis dans un certain état de courroux. Que cette créature sauvage ait pût désirer s'enfuir pouvait être compréhensible, et le Sultan a sévèrement puni les hommes qui n'ont pas sût l'enchaîner afin de la garder à sa disposition.

Mais la situation est devenue toute autre lorsque je me suis personnellement rendu en Kazarun (qui est voisin de mon pays, et dont le peuple me doit quelques remerciements), pour assister Gorghor Baey dans son combat face à Brabancourt. Je vous y ai vu, fidèle comme toujours à l'appel du sang, et j'y ai reconnu vos qualités. Cependant, quelle ne fut pas mon désarroi de voir la féline subitement réapparaître à vos côtés. Cette chatte, pour laquelle je vous ai offert une gracieuse somme équivalent à la valeur de plusieurs provinces, venait de vous retrouver alors que nous étions si près de chez nous et si loin de Nasgaroth. À croire que vous vous seriez rendu à Kazarun expressément pour la récupérer!
Depuis que je lui raconté mon périple à Kazarun et cette découverte que j'y ai faite du "trésor" du Grandiloquent Sultan, il maugrée continuellement contre vous et s'informe de la localisation précise de Nasgaroth et du prix pour y envoyer 2000 hommes. Je vous confierai que le Magnifique Sultan agit souvent avec beaucoup de tempérament lorsqu'il perd l'une de ses favorites, et je vous assure qu'il n'y a pas matière à vous inquiéter d'une invasion de votre pays. Cependant, si vous désirez entretenir vos relations, jusqu'à cet incident très positives avec le Pays des Sables, il serait essentiel que la Tigresse soit renvoyée au Sultan, avec excuses et quelques réparations.
En espérant que cette situation fâcheuse soit rapidement réglée,
azzaar Hezaam Al-Maqad,
Émir de Jabba Hal
________________________________________________
Le Magnifissime et Splendoyant Sultan Nakkan Ossan, Glorieux Prince de Jabba Hal, dans toute son Innassouvable Générosité, offrira une récompense de 500 solars à toute personne qui lui ramènera le corps de la femme féline répondant au nom de Valleria. Une somme supplémentaire sera surajoutée si ladite créature est ramenée vivante.
________________________________________________
JE VOUS AI OFFERT COMPENSATION POUR LA FUITE DE LA DITE VALLERIA. UNE DE SES HUIT SOEURS PARMI LESQUELLES VOUS SAUREZ TROUVER UNE FÉLINE QUI RENDRA VOTRE MAÎTRE HEUREUX. VOUS POUVEZ ME CONTACTER EN TOUT TEMPS AFIN DE RÉGLER LES DÉTAILS DE LA DITE TRANSACTION.
A TOUS:
QUICONQUE OSERA METTRE LA MAIN SUR VALLERIA VERRA SA TÊTE SUR UNE PIQUE ET SA DESCENDANCE DANS MES CARRIÈRES DE PIERRE D'OTH. J'UTILISERAI VOTRE PEAU ENSUITE COMME PARCHEMIN ET VOS ENTRAILLES NOURRIRONT MES GOBELINS
CAIUS BRUTUS BUBONIUS
________________________________________________

Jabba Hal, le 22 novembre de l'an 1000
Brutus Bubonius, Seigneur parmi les hommes et les bêtes
Seigneur, le Glorieux Sultan, visiblement lésé dans cette triste affaire pour la diplomatie entre nos deux nations, peut savoir faire preuve de Grande Patience et de Moult Indulgence. Puisque vous avouez par votre offre le tord que vous lui avez causé et votre désir de le réparer, il se rend prêt à écouter une proposition raisonnable de votre part. Il comprend votre souhait légitime de remplacer la créature-féline, mais dois-je vous souligner que c'est celle-ci parmi toutes qui s'est démarqué et qui a conquis les envies du Très Heureux Sultan. Ainsi, l'une de ses vulgaires soeurs ne saurait être une juste compensation pour la Créature qu'Il désire ardemment. Autant cette Valleria vous est précieuse, autant Il en est venu à son tour à la considérer avec autant de plénitude. De plus, Sa Vénérable Majesté a vécu avec beaucoup de douleur la perte de son divertissement favori, et cette perte a été d'autant plus cruelle que sa Personne Royale avait pu goûter aux plaisirs de la Créature avant de s'en voir interdit. Enfin, d'un point de vue purement mercantile, Sa Merveilleuse Seigneurie a été brimé dans l'engagement que vous aviez pris auprès d'Elle en récupérant un bien pour lequel Elle vous avait payé en argent sonnant et en brisant de ce fait la parole de l'entente conclue. Pourtant, il demeure prêt a accepter une compensation qui saurait lui faire oublier cette tigresse en particulier. Une seule vulgaire femme-féline ne pourrait lui faire oublier Celle qu'Il désire de tous ses sens, mais sans doute plus d'une de celles-ci pourraient lui permettre de se distraire des charmes de son Premier Amour. À vous maintenant de décider si vous décidez d'honorer votre parole sur un marché précédemment conclut dans la bienveillance des deux parties.
Au plaisir de conclure une nouvelle affaire bénéficiable pour nos deux royaumes,
Jazzaar Hezaam Al-Maqad, Ambassadeur du Richissime Prince Nakkan Ossan de Jabba Hal.
________________________________________________
Gloire au Sultan et à son illustre représentant, Jazzaar Hezaam Al-Maqad.
e suis chagriné par le fait que vous croyez que mon intention à votre égard était autre qu'honnête. Je puis vous assurer que, bien que me retrouvant moins lésé dans cette histoire, je me retrouve aussi victime des circonstances que vous. Je me vois dans une position bien fâcheuse en tant que marchand d'esclave de luxe lorsque je vois que ma réputation risque d'être souillée par une malencontreuse aventure. Malencontreuse, oui ! Car ayant vendu à un prix des plus raisonnables une telle créature que la dénommée Valleria, je me vois obligé de la remplacer par quelques-unes de ses sœurs. Ces femmes-chattes sont très appréciées à la fois comme courtisanes que comme gardes du corps dans les petites cours de nombreux maîtres et roitelets. Je peux normalement aller chercher de 500 à 1500 solars chaque. Mais mon intention n'est pas de revenir sur mon mot donné. Un marché est un marché. Ceci est sacré. Vous vous dites probablement que je n'ai qu'à vous la rendre. Cette chose s'avère impossible, malheureusement. Vous voyez, la meilleure façon d'avoir de bons esclaves de qualité qui vous sont loyaux et dociles est de les traiter convenablement. Ainsi lorsque je vends un chien ou un cheval de guerre à un client, je donne toujours une période d'essai à l'acheteur. Si l'animal ne lui convient pas, s'ils ne s'accordent pas, ce qui arrive souvent, et bien j'offre à l'acheteur d'en choisir un autre selon ses goûts. Je ne vends mes créatures qu'à des clients dignes de les posséder. Et j'entends qu'ils soient traités convenablement. Voilà pourquoi je me vois obligé de garder Valleria auprès de moi selon ses volontés. Elle était malheureuse dans le harem du Sultan.

Cependant, selon mes garanties de vente et parce que vous étiez plus que satisfaits des charmes de la dite Valleria et que vous vous retrouvez injustement lésés dans cet échange marchand, Moi Caius Brutus Bubonius, j'entends offrir au Sultan réparation de la manière suivante:
L'envoyé du Sultan ou le Sultan lui-même pourra choisir parmi ma grande sélection de créatures féminines au moins 2 femmes-chattes de la même lignée que la dite Valleria.
J'attends votre réponse et la date de l'arrivée de votre représentant en mes terres. L'arrivée précoce de l'hiver en Nasgaroth et certaines affaires intérieures m'empêchent de quitter mes terres en ce moment.
En attente de notre entente prochaine et en gage de bonne foi, veuillez s'il vous plaît retirer votre mise à prix sur la personne de la dite Valleria.
Bien à vous,
Caius Brutus Bubonius
________________________________________________
Jabba Hal, novembre de l'an 1000
u Glorieux Brutus Bubonius, Champion parmi les Champions
Je constate avec allégresse que toute la situation n'était qu'un malentendu et qu'elle pourra sans doute être réglée pour le meilleur des deux parties selon les termes que vous proposez. L'Indulgent Sultan accepte vos excuses et attendra avec impatience l'arrivée de ses nouvelles concubines. Et soyez assuré que des moyens seront pris pour ne pas que celles-ci s'éloignent du Pays des Sables, de sorte que cette fâcheuse situation ne se reproduise point. Je me rendrai moi-même dans l'Empire sous peu, probablement pourrons-nous organiser une rencontre aux frontières de votre pays au courant de l'hiver et procéder à la remise des biens du Glorieux Prince. Je serai d'ailleurs à même de discuter, en cette occasion, des possibilités de commerce que nos deux nations pourraient développer.
Considérez que la mise à prix de la tête de la femme-chat Valleria est suspendue jusqu'à ce que le Bienheureux Sultan prenne livraison de ses deux soeurs, et sera définitivement levée dès qu'elles seront dans Ses harems à Jabba Hal.
Que cet échange Juste et Réparateur soit un symbole des futures relations commerciales entre Jabba Hal et Nasgaroth.
Jazzaar Hezaam Al-Maqad, Ambassadeur du Prince Nakkan Ossan de Jabba Hal
________________________________________________

Message retranscrit de la main de Marius, dicté par Valleria de Reiss
rès Honorifique et Splendide Sultan de la cité de Jabba Hal, Seigneur du Pays des Sables, j'ai ouïe Votre requête et me voilà bien touchée de l'importance que Vous semblez accorder à ma personne. Il vous faut seulement comprendre que mon cœur aime bien Votre compagnie, mais préfère la liberté que m'accorde le chaos des terres de Nasgaroth. Le soleil plombant de Votre pays étouffe ma respiration et j'ai peine à vivre sous le voile. Votre magnifique sérail cache les plus gracieuses créatures du pays, mais je ne supporte de me fermer au monde telle qu'elles. J'apprécie plus que tout Votre magnanime générosité, qui fut sans limite pour la femme que je suis; j'ai pu compter sur Vos largesses lors des soirées et réceptions, mais étais-je vraiment à ma place parmi Vos gensNos coutumes diffèrent en plusieurs points, je ne voudrais en aucun moment vous troublez dans mes manières. Soit disant, j'apprécie également les égards avec lesquels vous portiez attention à toutes Vos femmes, elles semblent très heureuses a Vos côtés et Vous le méritez. Mais comprenez, je vous pris, dans toute Votre grandeur sublime, que cette vie-là n'est pas pour une féline tel que moi. Votre pays aussi chaud que Votre cœur est fort accueillant, mais ses contours sont aussi dorés et brillants qu'une cage. Et aucun barreau ne m'attire.
Toutefois, il me sera grand plaisir de Vous faire honneur encore une fois en vous offrant deux de mes sœurs. Celles-ci aimant la vie de palais, elle seront comblées de Vos regards et de Vos attentions et sauront y répondre aussi bien que j'ai pu le faire. Soyez en assuré.
Mais sachez également Roi parmi les seigneurs, que Votre demande de capture sur ma personne m'a terriblement blessée. J'ose imaginer que Vous ne vouliez que mon bien, car je saurais Vous satisfaire tout en gardant les barreaux de la cage dorée ouverts. Sans vouloir offenser Votre personne, il serait de mise que de retirer cette avis, car déjà, on a attenté à ma vie ... ET sûrement que ce malentendu pourrait prendre de trop énormes proportions, et je ne voudrais pas que le sang soit versé encore une fois pour si peu...
La guerre m'attend Richissime Seigneur, gardez l'expression de mes sentiments les plus sincères, car j'ai l'honneur d'être Valleria de Reiss, humble servante de son maître Caius Brutus Bubonius, tigresse de l'arène, dompteuse de créatures, et farouche légionnaire~
Valleria de Reiss



©Bicolline 2002-2008
Section mise à jour le 11 octobre 2008