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rabaress Si vous lisez ceci, c’est que Noïsehoc l’a permis. Je m’appelle Arabaress. Je suis le premier Templier de Noïsehoc. Mon histoire remonte à très, très loin dans le temps. Un temps où les guerres menaient le monde. Mais commençons par le début, cela vous aidera à comprendre… Depuis ma tendre enfance, on me connaissait comme l’Élu, celui qui guiderait le peuple de Ziehl-Sialorhée, le dieu qui a créé les humains. Nous étions entraînés à nous battre en son nom et pour sa gloire. Mon peuple était en guerre contre les autres races qui, elles aussi, priaient chacune leur dieu. Les combats duraient depuis déjà plusieurs siècles. Il y en avait tellement eu, que nous en avions oublié l’origine. Seuls les prêtres de Ziehl-Sialhorée en savaient plus, mais ils gardaient jalousement leur secret! C’est alors, que mon véritable entraînement commença. Je passai l’épreuve de la caverne, celle du Lion, celle du fantôme et bien d’autres. Je ne peux en détailler les éléments, car ces épreuves doivent rester secrètes. Tout ce qu’il m’est permis d’en dire, c’est que peu de personnes sont restées en vie pour en parler. Dès 4 ans, je savais manier la lance mieux que mon père, qui lui aussi, tout comme son père avant lui, était un grand guerrier. À 5 ans, je dus quitter ma famille pour apprendre à vivre avec les prêtres. Étant l’Élu, je devais me couper de tous liens familiaux et sentimentaux afin que tout mon être soit entièrement dévoué à mon dieu. Les prêtres m’enseignèrent alors la sagesse de Zielh-Sialhorée et plusieurs techniques de combat. Donnez-moi un fléau, une lance, une épée, un bouclier ou même une dague et je pourrai mettre en morceaux un troll en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Plus les années passèrent et plus je me posais des questions sur notre dieu. Quel pouvoir avait-il vraiment? Pourquoi y avait-il plusieurs dieux et plusieurs races? Quand j’ai posé ces questions au Grand Prêtre, je fus puni pour avoir osé mettre la parole divine en doute. J’ai même surpris une discussion entre le Grand Prêtre et un autre prêtre. Ils parlaient de moi. Il était question qu’ils perdaient de l’emprise sur mon esprit. Ils pensaient m’envoyer au Zungt-hoithf. Je ne connaissais pas cet endroit mais cela ne me disait rien de bon. Je décidai alors de prendre mon courage à deux mains et de m’introduire dans le temple pour lire le livre sacré. Mal m’en prit, car je fus rapidement repéré. J’étais sous surveillance constante et je ne le savais pas. Ils me firent prisonnier et je fus jugé devant la population au complet. Le Grand Prêtre dit à l’assemblée qu’il avait eu une vision envoyée par Ziehl-Sialhorée. Cette vision m’envoyait en exil et nommait un nouvel Élu. C’est ainsi que je fus chassé de mon peuple. Je passerai sous silence les semaines qui se sont écoulées dans la solitude, où la survie devint mon principal soucis. Puis un jour, ma vie bascula. Je fis la rencontre d’un être qui n’appartenait à aucune race connue. C’était une femelle et elle était indescriptible. Ce qui se démarquait le plus chez elle était qu’elle irradiait un immense sentiment de bonheur, de paix et qu’elle semblait très douce. Elle s’appelait Ber’Gtank. Elle m’expliqua qu’elle vivait sous les océans, que son peuple s’appelait les Onorphés. Elle resta avec moi et nous entreprîmes un long périple ensemble. Au fil des jours, elle m’expliqua que mon Dieu était un imposteur et que c’était Noïsehoc qui avait créé le monde sur lequel je vivais. J’étais sceptique. Gentiment et patiemment elle répondit à toutes mes questions, elle éclaira les points que je ne comprenais pas. Grâce à elle, je me sentais en paix avec moi-même et avec les autres. Je n’avais plus soif de vengeance, de pouvoir, de guerre ou de tricherie. Je venais de comprendre la plus grande vérité que ce monde possédait. Si les prêtres de Ziehl-Sialhorée me surveillaient de si près, c’était pour être certains que je ne me rebellerais pas. Il faut croire que mon esprit était trop fort pour eux! |
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Je décidai donc d’aller avec elle pour rencontrer les prophètes de Noïsehoc et les autres races. À deux, nous pourrions convertir les autres et leur faire comprendre leurs erreurs. Ce fut un long voyage et nous fîmes face à plusieurs aventures périlleuses. Je vous raconterai peut-être un jour ce voyage où je fis la connaissance des prophètes de Noïsehoc. Je marchais et marchais, toujours aux côtés de Ber’gtank. Plus les jours passaient, plus ma foi en Noïsehoc grandissait. Quelques dizaines d’années plus tard, nous nous retrouvâmes tout près de mon village natal. Je ne voulais pas y retourner mais Ber’gtank m’expliqua qu’il le fallait. Qu’il fallait convertir tous les gens que nous rencontrerions. Je savais bien que personne ne pouvait me reconnaître, mais cela me faisait tout drôle de revenir là. Je ne reconnaissais plus personne. Il fut facile de se faire héberger par les villageois. Les prêtres sont venus nous voir pour nous questionner. Connaissant leur façon de penser et d’agir, je répondis à leurs questions et tout se passa bien. Au fil des jours, nous pûmes parler aux gens du village. Nous apprîmes qu’ils étaient bien malheureux. Les prêtres contrôlaient leurs moindres faits et gestes. Ber’gtank leur parlait, leur expliquait qui était Noïsehoc, son rôle dans l’univers et le bien qu’il pouvait leur apporter. Le mot se propagea rapidement dans le village. Toute la population connaissait alors l’existence de Noïsehoc et la place qu’occupait leur ‘’faux’’ dieu dans la hiérarchie divine. Sachant que le moment de la confrontation entre le Grand Prêtre et moi-même approchait à grand pas, je décidai de me préparer. Je pris le Grand Livre Sacré qui était dans le Temple. Cette fois-ci je ne me fis pas prendre!!! J’appelai tous les villageois au centre du village. Le Grand Prêtre est venu avec ses suivants. Le nouvel Élu, celui qui avait pris ma place, y était aussi. Je ne me souviens pas de son nom. Cela n’avait pas d’importance, car il n’a pas joué pas un très grand rôle dans cette histoire. Ber’gtank était à mes côtés. Je me mis à questionner le Grand Prêtre sur l’origine de son dieu, lui demandai s’il connaissait Noïsehoc. À partir de ce moment, il voulu me faire arrêter. Aucun garde ne bougea. Je montrai le Grand Livre Sacré, expliquai que je me nommais Arabaress et que j’avais été l’Élu jusqu’au jour ou je voulu en savoir plus sur notre dieu. Je montrai à tout le monde ce qu’il y avait dans le Grand Livre Sacré : RIEN. Si ce n’est que des pages blanches. Notre dieu était un prophète de Noïsehoc et les prêtres des imposteurs. Je vous passerai les détails des procès qui ont eu lieu. L’important étant que je devenais le premier Templier de Noïsehoc. À ma suite, les plus grands guerriers prêtèrent allégeance à Noïsehoc. Ber’gtank, elle, forma des Prêtresses pour que l’histoire de Noïsehoc soit enseignée à tous. Elle nous quitta peu après pour retourner chez son peuple, celui des Onorphés. Des temps paisibles s’installèrent, traversés par la pratique de la guerre et par un constant dévouement religieux. Nous étions finalement prêts et nous attendions le signe divin. Ce jour arriva. Jour où Ber’gtank arriva avec quelques Onorphés. Ils étaient pourchassés par les disciples de Gh’eeheef, un des prophètes de Noïsehoc qui avait fait le don de magie aux Onorphés. (Voir les tablettes pour en savoir plus.) Un combat sanglant s’installa entre les deux camps. Je dois avouer (même si cela ne me plaît pas) que nous avions dû nous retrancher dans les collines. Il n’y avait rien à faire. Dix fois plus nombreux que nous, ils nous poursuivaient toujours. Ils usaient de magie puissante. Nos armes ne pouvaient rien faire contre cet élément du mal. Mes hommes commencèrent à désespérer. Ber’gtank et moi-même essayions de remonter le moral de nos troupes. Nous fîmes des prières à Noïsehoc. Durant la nuit, Noïsehoc m’apparut en songe. Il avait la forme d’un immense poulpe. Ce fut la chose la plus impressionnante qui me fut donnée de voir dans cette vie. Il m’ordonna de réveiller mes hommes et d’aller attaquer l’ennemi, car Gh’eeheef n’était plus avec ses troupes. Il me dit aussi que je n’aurais pas une autre chance de me prouver à lui. Je ne me le fis pas dire deux fois. Je réveillai mon stratège militaire et mis tout le monde sur le sentier de la guerre. Nous attaquâmes à l’aube. Je n’en revenais pas. Les troupes ennemies s’enfuyaient devant nous. Nous les rattrapâmes tous et aucun ne revint chez lui pour raconter ses aventures. |
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Le moment le plus émouvant de cet évènement, est sans aucun doute l’apparition de Noïsehoc en personne. Il vint chercher les derniers Onorphés qui lui sont restés fidèles et laissa Ber’gtank à mes côtés pour perpétuer la parole de Noïsehoc en tant que Grande Prêtresse. Il nous annonça que quand viendrait le temps, ceux qui croyaient vraiment en lui pourraient le rejoindre dans un endroit appelé le Warny’Thorga. Un immense tremblement de terre accompagna ces paroles et marqua ainsi le départ de Noïsehoc dieu de tout ce qui existe. Les années passèrent. Le nombre des disciples de Noïsehoc grandissait toujours. Lors d’un grand combat à la gloire de Noïsehoc, mon heure arriva. Je pus rejoindre Noïsehoc et son peuple dans le Warny'Thorga. Je ne vous en dis pas plus long sur cette fabuleuse place. Je vous laisse le soin de le découvrir par vous-même…
Arabaress Enzéphir Laissez-moi vous conter l’histoire d’un homme bien particulier, mon histoire. Je n’ai jamais appris à écrire. Ces écrits sont ceux de mon ami Moribor qui me sert de plume. Je suis Enzéphir et j’habite une forêt non loin d’un petit village. J’adore les contes et je suis toujours enchanté d’entendre Mirabor, le barde du village, raconter ses histoires. Il avait entendu parler du chaos des temps jadis, des peuples disparus. « Que des histoires à raconter aux enfants, des légendes » me disais-je. Ainsi, dans ma petite hutte, au cœur de la forêt, le temps passait. La majorité de mon temps, je le prenais pour penser et réfléchir. Souvent, je m’ennuyais. Alors que la soirée se faisait fraîche, je décidai d’aller me promener dans la forêt. Je me dirigeai en direction de la lune. Je marchai longtemps et arrivai finalement à une source d’eau. Je m’y penchai et m’abreuvai. Je profitai de cet instant pour me reposer et réfléchir sur le sens de mon existence. Mais la fatigue, ou peut-être l’eau, me fit sombrer dans un profond sommeil. Cette nuit-là, je rêvai. Je rêvai d’un autre monde où tout était différent. Le jaune du soleil était remplacé par des rayons bleus qui semblaient venir de nulle part. Les êtres qui l’habitaient ne ressemblaient ni à des humains, ni à des elfes, ni à des nains et encore moins à des orcs. Ils étaient beaux et laids à la fois. Ils semblaient emplis de bonheur et de tristesse. Ces êtres paraissaient très particuliers, comme si une dualité profonde s’affrontait constamment en eux. Un chant à la fois criard et doux se fit entendre. J’y portai attention et cherchai à en repérer la source. Plus, je m’y concentrai, plus celui-ci me détendait. Puis soudain, le chant s’interrompit et la voix se mit à prononcer une phrase, mais en différentes langues et dialectes. Je compris soudain le sens de ces mots : « Enzéphir, nous t’attendons. Viens nous rejoindre de part la mer. » Je me réveillai en sursaut, un goût salé sur les lèvres. Déboussolé, je regardai autour de moi en me demandant si ce que je venais de vivre était réalité ou rêve. Le soleil commençait sa montée dans les cieux. Je décidai de rentrer chez moi et de mettre le plus vite possible de l’ordre dans mes idées. Ma hutte était enfin à portée de vue. Je m’avançai et remarquai sur le toit quelque chose de particulier. Un oiseau d’un plumage majestueux parsemé de diverses teintes de bleu se tenait sur ma demeure. Je n’avais jamais vu pareil oiseau. Un oiseau extraordinaire, pas plus gros qu’un merle, mais d’une harmonie de couleur parfaite. Je m’approchai doucement, l’oiseau ne bougeât pas d’une plume. Il semblait m’observer droit dans les yeux. Je tendis le bras en espérant que l’oiseau viendrait s’y poser. C’est ce qui se produisit. Je profitai de l’instant pour flatter son plumage. À son contact, je compris tout de suite. Ce manteau de plumes était à la fois froid et chaud. Je laissai l’oiseau s’envoler et entrai chez moi pour faire mes bagages. Je sortis de ma hutte mon armure soigneusement attachée, mon épée à la taille et un gros sac sur le dos. J’arrêtai au village, pris quelques provisions, choisis une monture et fis mes adieux aux villageois. On me demanda où j’allais et quand je reviendrais. |
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À ces questions je répondis : « Je vais où mon destin me guide et c’est avec des histoires que je reviendrai, si je reviens. » En sortant, je scrutai le ciel un moment et aperçu sur une haute branche d’un chêne l’oiseau. Je me dirigeai vers lui, des questions plein la tête. Je ne m’attendais pas à une si grande aventure. Dialogue entre Enzéphir et un arbre Une journée passa, puis une autre et encore une autre. Le temps ne passe pas vite lorsque vous êtes en quête de l’inconnu. Je ne pouvais plus parler à mon ami Moribor. Je profitai de l’occasion pour observer le paysage. Je me sentais bizarre, j’avais besoin de parler. Mais parler à qui ? J’étais seul avec moi-même et cet oiseau qui me guidait. Une force intérieure me mettait de la pression. J’avais de la difficulté à garder mon calme. Soudain, venu du fond de moi-même, mon cri perça le silence du boisé. Je me sentis soulagé. D’une forme de communication des plus primitives, je reprenais le contrôle de moi-même. « Comment fais-tu pour supporter ce silence? » dis-je au grand chêne à quelques pas de moi. « Toi qui es si grand, qui es si fort, qui es si majestueux, qui vois tout, qui veilles sur ton entourage. N’as-tu jamais eu envie de raconter les moments importants de cette forêt? Aimerais-tu un jour te déraciner et partir observer un autre environnement? » Je me tus et me mis à écouter. Je portai mon attention sur les sons de la forêt. Je remarquai le rossignol chantonnant, le vent sifflant à travers les montagnes et enfin les arbres craquants et le bruissement des feuilles. « Je comprends maintenant : rien n’est jamais muet pour l’éternité. Tout être a son propre dialogue... Voilà que je me parle tout seul, suis-je fou? » Je pris un moment pour réfléchir. « Après tout, je suis seul dans cette immense forêt, à quoi bon garder le silence, si ce n’est que pour être le moindrement civilisé? Mais civilisé, je ne le suis point et à quoi bon si on est seul? » me disais-je à voix haute. Je repris ma route, le cœur plus léger que jamais. Enzéphir et Tharcissius Suivant toujours l’oiseau, je portai mon attention sur les sons et bruits de la forêt. Soudain, un gros craquement se fit entendre. Un tronc d’arbre tomba et bloqua ma route. À quelques pas de là, se tenait un homme, arbalète chargée pointant en ma direction. « Halte-là ! Personne ne peut traverser cette forêt sans mon consentement. Encore moins un homme de votre espèce » dit le bandit. « Tout d’abord, laissez-moi me présenter » répondis-je. « Je suis Enzéphir, j’habite une forêt plus à l’est. Et vous, qui êtes-vous ? » « Je suis Tharcissus. Bandit de grands chemins. Donne-moi ta richesse ou gare à toi et à ta vie. » J’acquiesçai et me mis à fouiller dans mon sac. J’en sorti un morceau de tissu et le lançai devant moi. « Mais quelle est cette manigance? » me répondit Tharcissus. « Ce n’est qu’une fleur séchée. Et voilà toute ma richesse » continuais-je. « C’est la fleur que ma mère me donna avant de mourir. Elle représente tout… » « Arrête tes balivernes, je veux avoir ton argent, tes bijoux et tout objet ayant de la valeur» rétorqua t-il. « Alors, il faudra me tuer puisque toute la valeur de mon être se trouve à l’intérieur de mon cœur. C’est tout ce que je peux t’offrir. » Le bandit resta abasourdi. J’enchaînai donc : « Tu devrais prendre le temps de regarder dans le tien pour savoir ce qui est bon et bien pour toi. Tu comprendras que ce n’est pas en traitant tes victimes de cette manière que tu recevras ce que tu désires. Réfléchis. » Je passai à côté de lui et continuai mon chemin.
Le Voyage en mer d’Enzéphir L’oiseau se posa enfin sur le bord d’une roche. J’allai le rejoindre et c’est alors que je découvris une étendue d’eau. Elle était si grande que seul l’horizon pouvait en connaître l’autre bout. Je savais qu’il fallait que j’y navigue. Après tout, mon rêve me demandait d’aller de part la mer. |
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Je pris quelques jours à me construire une embarcation. Après 8 jours, j’avais un bateau, du moins un radeau et des provisions de fruits. Je pris mon sac et mis à l’eau l’embarcation. L’oiseau vînt se poser au centre. Son regard était plus perçant qu’à l’habitude. J’approchais de mon but. Je ne sais combien de temps j’ai navigué. Les provisions commencèrent à se faire rares.
Une nuit, la mer s’agita. Une tempête se préparait. Au matin, les vagues se faisaient violentes. Je ne savais combien de temps mon embarcation supporterait un tel déchaînement des forces de la nature. Ce qui devait arriver arriva. Mon bateau se renversa. Je fus jeté à la mer. J’avais de la difficulté à reprendre mon souffle. La dernière chose que je vis fut l’oiseau.
Enzéphir et les Onorphés Une voix résonnait à mon oreille. « Tu es arrivé. Ton trajet a été long et tu as rencontré plusieurs obstacles. N’ouvre pas les yeux, écoute-nous. Très peu de gens nous ont rencontrés. Il y a bien des années que nous vivons ici, avec Noïsehoc, le Grand. Nous sommes sa création, nous sommes son chef d’œuvre. Nous sommes les Onorphés. Tu as passé ta vie à méditer, ta vie à réfléchir. Tu as tout laissé pour suivre un rêve. Un rêve qui te rapportera beaucoup. Tu retourneras dans le monde. Tu trouveras la force d’accomplir notre volonté, celle de Noïsehoc. Il te reste des centaines de lunes pour mener à bien tes idées, pour permettre aux gens de bien faire leur vie. Tu sentiras ce que tu dois faire. Tes faits et gestes seront guidés par ceux qui t’aimeront toujours. Nos bras et notre cœur te seront ouverts. Va, retourne dans le monde. Tu reviendras nous rencontrer lorsque ta mission sera terminée. Le Warny’Thorga sera ta dernière demeure. »
Le réveil d’Enzéphir J’ouvris les yeux, je me trouvais sur la rive d’un lac. Mes vêtements étaient tout déchirés. Mon sac avait disparu. J’avais plusieurs éraflures mais heureusement rien de cassé. Je ne sais combien de temps s’était écoulé entre le naufrage et mon retour sur la terre ferme. J’ignorais encore plus le nombre de jours que j’avais passés dans le royaume des Onorphés. Mais je suis convaincu que ce fut les plus beaux instants de ma première vie. C’est à cet instant que je sentis quelque chose de chaud au niveau de ma poitrine. J’y portai ma main et découvris un médaillon en forme de poulpe. Un poulpe, ce dieu Noïsehoc. Je compris qu’Il serait toujours avec moi par le biais de mon médaillon. Je m’assieds et me mis à observer mon environnement. À quelques pas de moi se trouvait l’oiseau qui m’avait conduit à ma plus grande révélation. Il s’approcha de moi et tenait quelque chose entre ses pattes. Je reconnus tout de suite le morceau de tissu emballant l’héritage de ma mère, cette fleur séchée tant précieuse à mon cœur. L’oiseau serait toujours avec moi. Il m’accompagnera et me guidera de la naissance de ma seconde vie à mon retour au Warny’Thorga. Après des jours de marche, nous arrivâmes enfin à notre demeure, ma petite hutte dans la forêt. J’étais toujours accompagné de mon médaillon, de mon Dieu. J’allai à la rencontre de mon ami Moribor et lui demanda d’écrire ces quelques histoires pour les conter.
Enzéphir l’hermite et Moribor le Barde An 579
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Première Tablette Ce que Noïsehoc voulut, fut. Noïsehoc conçu un monde de parfait équilibre, soit celui dans lequel nous vivons. Pour peupler son monde, Il créa les Onorphés, créatures à son image qui vivaient sous l’eau. Reconnaissants de la vie qui leur avait été offerte, ces derniers érigèrent de grands temples à son nom et l’essentiel de leur existence était voué à la vénération de ce dieu créateur. Noïsehoc venait parfois les visiter sous l’apparence d’un immense poulpe. En ces temps, la paix régnait dans la création de Noïsehoc. Toute chose vivante, sur et sous terre, dans les airs et dans l’eau, vivait en harmonie et en parfait équilibre. Mais d’autres entités avaient l’œil sur le monde de Noïsehoc. Ils voulurent se l’approprier, en quelque sorte, et envoyèrent leurs propres créations envahir les nombreuses îles qui flottaient sur les mers. Ainsi, les Onorphés virent apparaître des elfes, puis des nains et des humains. Ces races se mêlèrent, donnant ainsi naissance à d’autres créatures, et tous ensembles ils finirent par entacher la création de Noïsehoc. Vénérant chacun leur dieu, leur attribuant même le crédit de leur origine et de leur univers, ils se firent la guerre pour des raisons qui n’avaient aucune valeur, puisqu’ils ne prenaient jamais en considération qu’ils vivaient dans un monde qui n’était pas le leur. Pendant ce temps, au fond des océans, les Onorphés poursuivaient leur paisible existence, observateurs du chaos qui s’installait dehors. Deuxième tablette Un jour, Noïsehoc décida d’envoyer un message aux peuples de la surface, afin de dissoudre l’influence des entités de l’extérieur et de reprendre le contrôle de sa création. Il aurait pu exterminer ces envahisseurs, mais Il décida plutôt de les soumettre à sa volonté. Il envoya donc 8 prophètes, des Onorphés, des êtres parmi les plus puissants, afin de contrer toute rébellion et de faire découvrir le pouvoir du véritable Créateur. Ceux-ci allèrent à la surface afin de convertir tous les peuples à la sagesse divine de Noïsehoc. Les envoyés de Noïsehoc échouèrent tous dans leur mission, tous sauf un. Un des prophètes, Gh’eehef, remarqua que les habitants de la région qu’il visitait montraient tout de même un grand intérêt pour la divinité. Pris d’une soudaine et intense soif de pouvoir, Gh’eehef altéra le message et se fit passer pour le créateur lui-même. Noïsehoc l’apprit, se fâcha, bannit les prophètes et interdit aux Onorphés tout contact avec les peuples des îles.
Le voyage de Ber’gtang Voici ici mon histoire. Je suis Ber’gtang, une Onorphée. Je suis une fervente prêtresse du Tout-Puissant. Comme mes semblables, je fus frappée de l’interdiction d’entrer en contact avec les elfes, humains et autres races du monde. Je ne compris pas mon dieu d’abandonner aussi vite la conversion de tous ces gens. Après tout, ils avaient bouleversé l’équilibre de sa création et ils se devaient d’accepter sa domination pour réparer le tort causé par les entités. J’étais certaine qu’il y avait une façon de leur faire entendre raison. Alors, j’ai osé défier la volonté de Noïsehoc afin de ramener les autres races dans la voie de ce dernier. Ainsi débuta mon long périple. Mon parcours fut jalonné d’une multitude de rencontres, allant des représentants de ces races à leurs créateurs, ainsi que les prophètes déchus. Je leur demandai de faire preuve d’ouverture et priai bien humblement Noïsehoc de leur donner une dernière chance. Or, voici ce qui se passa. Troisième tablette Je fis un jour la connaissance d’un humain, Arabaress. Il se convertit à Noïsehoc et devint un fervent disciple de la religion. Il m’accompagna pendant mon long voyage. Un jour, nous nous sommes retrouvés près de son village natal. Nous fîmes comprendre à ces gens que Noïsehoc était le seul et unique père créateur. Sans sa création, les autres entités ne leur auraient jamais donné vie. Ces derniers renièrent leur dieu pour se convertir à Noïsehoc. Ainsi fut nommé le premier Templier de Noïsehoc, Arabaress. |
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Plusieurs autres Templiers furent nommés ainsi que quelques Prêtresses. Je les laissai pour poursuivre mon pèlerinage. Je savais que leur foi ne faiblirait pas. C’est ainsi que les premiers disciples autres que les Onorphés firent leur apparition. Je savais que ce n’était pas suffisant pour mon Dieu, mais c’était un bon début. Je lui promis qu’ils ne seraient pas les seuls. Au cours des années, je rencontrai un des prophètes de Noïsehoc qui avait été banni, Gh’eehef. Je passai beaucoup de temps à discuter et à argumenter en sa compagnie. Je voulais apprendre, de celui qui avait été un si grand prophète de Noïsehoc. Il m’enseigna la magie m’expliquant que cela m’aiderait beaucoup dans ma quête. Voyant le bienfait de la magie, je décidai de retourner vers les miens pour leur faire part de ce fabuleux cadeau. Je croyais bien faire, mais le temps me prouva le contraire… Quatrième tablette À mon retour, j’enseignai les rudiments de la magie aux Onorphés. Mais nous étions une race des plus évoluée et même si nous étions pacifiques, la magie, sous le contrôle de certains, devint une arme terriblement puissante, leur conférant un immense pouvoir. Ce don devenait de plus en plus dangereux pour l’harmonie qui régnait sous les mers. Des querelles éclataient, des Onorphés disparaissaient. Même nous, les Prêtresses, avions de la difficulté à gérer ce phénomène. Noïsehoc, comprenant le danger de la magie, nous interdit à nous les Prêtresses, d’user de ce don et d’en empêcher son utilisation parmi les Onorphés. Il était trop tard, le mal était déjà fait. Malgré les efforts du clergé, la magie s’enracinait sous les mers, y trouvant toute l’énergie nécessaire pour son expansion. Malheureusement, Noïsehoc ne voulait pas intervenir, puisqu’il avait donné la volonté à ses enfants. Intervenir équivallait à leur enlever le droit de choisir. Je compris trop tard comment Gh’eehef s’était servi de moi pour introduire la discorde et le chaos sous les mers. J’avais préféré croire un disciple banni plutôt que croire en mon dieu ! Honteuse de l’erreur que j’avais commise par ma désobéissance, je m’exilai volontairement à la surface. Noïsehoc se sentit trahi par ses enfants puisqu’Il avait demandé à ce que la magie soit bannie et que ce n’était pas le cas. Il se tut pendant plusieurs siècles, ne venant même plus visiter les Onorphés. Est-ce qu’Il les punissait pour leur désobéissance ? Personne ne le savait. Lentement, certaines peuplades de la surface et des mers finirent même par l’oublier.
Cinquième tablette Pendant mon exil, je ne sus point ce qui se passait sous les mers. J’en appris une partie par la Grande Prêtresse, elle aussi une Onorphée, et un peu plus tard par des songes. En voici un résumé : Devenu celui en lequel les peuples voyaient le dieu créateur sur Terre et sous la Mer, Gh’eehef régnait en maître, se faisant le justicier dans le monde où il avait introduit le chaos. Comme Noïsehoc n’était plus présent, il était facile pour lui de s’introduire parmi les Onorphés. Ce qui devait arriver, arriva. Un groupe d’Onorphés renièrent Noïsehoc et se mirent à prier Gh’eehef. Ce groupe de renégats prit rapidement le contrôle des cités des Onorphés. Pour devenir plus puissants, ils sacrifiaient les Prêtresses et détruisaient les temples. Cela leur permettait d’affaiblir l’ennemi et de gagner des pouvoirs de plus en plus forts. Cette horrible période dura plusieurs mois. Les Onorphés n’étant pas un peuple entraîné au combat, il se faisait massacrer. Ils n’étaient pas de taille à lutter contre ceux qui utilisaient la magie. C’est à ce moment que j’eus une vision. M’était-elle envoyée par Noïsehoc pour racheter mes fautes ? Sûrement. Je me dirigeai vers le Grand Temple qui n’avait pas encore été détruit. Je savais que la Grande Prêtresse était encore en vie. Rendue sur place, je la convainquis, elle ainsi que les autres Prêtresses et les derniers survivants, de me suivre à la surface. Nous allions rejoindre Arabaress. |
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Sixième tablette Tel que je le pensais, Arabaress prépara ses troupes pour la guerre. Lorsque les disciples de Gh’eehef arrivèrent sur terre pour finir leur massacre, nous les attendions de pied ferme. Les hommes d’Arabaress combattirent avec toute l’énergie qu’ils possédaient, leur foi tournée vers Noïsehoc. Ils repoussèrent les premières vagues ennemies. Gh’eehef voulant que ses troupes nous écrasent, devenant ainsi le plus puissant des êtres du monde, intervint directement dans la bataille. Plusieurs Onorphés, hommes, femmes et même des enfants furent tués. C’était affreux. Le carnage était indescriptible. Avec les pouvoirs que Gh’eehef leurs avaient accordés, les disciples renégats étaient trop forts. Nous avons dû nous retrancher dans les collines avoisinantes. Nous fîmes le décompte de nos troupes et nous réalisâmes que la Grande Prêtresse n’était pas du nombre. Arabaress partit à sa recherche mais revint avec une bien mauvaise nouvelle ; elle était morte au combat. Nous nous sommes tous réunis pour prier Noïsehoc. Arabaress et moi devions remonter le moral de nos troupes. C’est au milieu de la nuit que notre espoir repris.
Septième tablette Arabaress vint me réveiller, m’annonçant que Noïsehoc l’avait visité en rêve. Il lui avait dit que Gh’eheef n’était plus avec ses troupes grâce à Philéoss. (Qui était ce Philéoss ? Nous ne l’apprîmes que plus tard.) Nous devions frapper fort et maintenant si nous voulions vaincre. Arabaress regroupa les survivants, je les bénis ainsi que leurs armes. Nous étions tous prêts à mourir pour la gloire de notre Dieu. Cela n’arriva point. Nous nous sommes retrouvés au centre du campement ennemi sans qu’ils s’en aperçoivent. Quand Arabaress donna le signe de la charge au nom de Noïsehoc, le chaos régnait dans le camp ennemi. Nous vainquîmes les troupes adverses sans perdre un des nôtres. Tous les disciples de Gh’eheef qui étaient encore en vie furent exterminés. Aucune trace de la présence de Gh’eheef ne s’est ressentie lors du combat. Il avait abandonné ses troupes. Nous étions heureux du dénouement de cette horrible guerre, mais bien tristes de penser à toutes ces vies, tant humaines qu’Onorphés, perdues au cours des combats. Nous nous sommes recueillis pour prier Noïsehoc. Un MIRACLE se produisit Nous étions tous en recueillement quand une lumière intense tomba sur la rivière. Regardant les flots, d’immenses vagues venaient se briser sur les rochers. C’était épeurant, impressionnant, mais aussi grandiose. La nature se déchaînait. Tout à coup, Noïsehoc apparut sous sa forme de poulpe. Il prit la parole d’une voix profonde : « Mes enfants, aujourd’hui est un jour nouveau. Vous devrez toujours vous rappeler de cette bataille comme une leçon. Votre foi se doit d’être forte, ayez dans votre cœur les 8 vertus et vous pourrez me rejoindre un jour. J’ai créé pour vous un nouveau monde, le Warny’ Thorga. Un monde où vous pourrez vous reposer lorsque votre heure sera venue. J’amène avec moi mes enfants, les Onorphés, sauf toi Ber’gtank, tu resteras ici. Tu es maintenant la Grande Prêtresse de ce peuple. Guide-les dans le droit chemin. Va convertir d’autres peuples. Toi Arabaress le sauveur, premier Templier, guide tes hommes dans les combats à venir et entraîne les pour qu’ils soient prêts à se battre en mon nom quand l’heure sera venue. Je vous quitte et je vous attends au Warny’Thorga… » Sur ces paroles, Noïsehoc s’enfonça dans les mers avec les Onorphés. Un gigantesque tremblement de terre accompagna le départ de notre dieu. |
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Huitième tablette Les années passèrent. Les disciples de Noïsehoc grandirent. Des centaines d’années s’étaient écoulées depuis le départ de Noïsehoc. Plusieurs chefs s’étaient succédés. Je sentais que ma place n’était plus parmi le peuple d’Arabaress. Je me devais de continuer ma route pour convertir d’autres fidèles. Je nommai une autre Grande Prêtresse : Maliar, une humaine. Elle me remplaça auprès de tous les fidèles. Je repris la route. Je continuai seule, mon pèlerinage. J’étais de plus en plus fatiguée. Convertir les gens demandait beaucoup de patience et d’énergie. Ce que je n’avais plus. Mon heure avait sonnée. Je n’étais pas anxieuse ou triste, car je savais que les fidèles de Noïsehoc m’attendaient pour me guider vers le Warny’ Thorga C’est ici que s’arrête mon histoire. Je vous quitte pour aller rejoindre mon Dieu. Ayez la foi et nous nous rencontrerons un jour. Nous pourrons comparer mon temps avec le votre. Suivez toujours ces principes et Noïsehoc vous attendra les bras ouverts : Foi Courage Loyauté Impitoyabilité Fraternité Uniformité Fierté Justice
Ainsi en ira-t-il de sa volonté
Les vertus
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Le Retour Un groupe le redécouvrira, le priera et Il renaîtra à nouveau. Long sera le chemin pour sa reconnaissance. Des lois seront bafouées pour parvenir à leurs fins. Les fidèles s’allieront à des incultes mais la controverse ramènera le Tout-Puissant. La lumière brûlante et l’eau glacée ouvriront un passage dans le temps et l’espace. Les fidèles et les maudits auront alors l’effroyable vision de ceux qu’on ne peut nommer. Le temps peut se suspendre, le néant se matérialiser, la mort mourir. Le spectre de l’échec sera présent, mais la foi préservera le courage des fidèles qui recevront la divine bénédiction. La lutte sera acharnée, mais Il sera reconnu. Le Warny’Thorga est le paradis créé par Noïsehoc pour réunir autour de lui Ses enfants. Personne ne sait vraiment où se trouve ce monde, car personne n’en revient jamais vivant. Ce qu’on a pu apprendre provient de visions ou de rêves qu’on eu certains noïsehociens; car cet endroit garde ses secrets jalousement, et il ne se révèle pas à n’importe qui. Les quelques connaissances que nous avons du Warny’Thorga, est qu’il est abrité sous un immense dôme sous la mer. Les âmes qui s’y promènent semblent en total union avec leur environnement, qui est constitué de temples et de vastes salles sculptés à même le corail. Les âmes semblent flotter, animées par une brise venue d’on ne sait où; comme si elles suivaient les mouvements de la mer. Des torches sont placées en divers endroits afin de produire de la luminosité en permanence. Tout est clair, mais la lumière n’est pas agressante, elle est reposante. Tout dans ce lieu respire la paix et le repos. Noïsehoc créa le Warny’Thorga afin qu’il serve de refuge pour l’une de Ses premières créations : les Onorphés. Après les terribles guerres qui sévirent pendant de longues années sur la terre, le dieu Poulpe refit surface pour la première fois en plusieurs décennies afin de rappeler à Lui les Onorphés. Avant de disparaître avec eux aux fonds des eaux, Il promît d’accueillir au royaume du Warny’Thorga les âmes de Ses croyants qui atteindraient un niveau parfait. Il y eut un temblement de terre, et Noïsehoc disparut avec Ses enfants. Bien que la plupart des noïsehociens se retrouvent dans le Warny’Thorga, il y a des principes de vie à observer avant d’y avoir accès. Chacun doit avoir suivi les enseignements de notre dieu à la lettre; donc comprendre et mettre en pratique les huit vertus prônées par Noïsehoc. Toujours s’en remettre au jugement du Poulpissime en cas de doute. Aucun fervent désirant se rendre au paradis noïsehocien ne doit renier le dieu Poulpe ou parler en mal de Lui. |
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Chaque croyant se doit de mener une existence vouée à Noïsehoc, et chacun se doit d’illuminer le plus de gens possible à la lumière divine et révélatrice de notre dieu. Ceux qui renient Noïsehoc sont punis, et ils sont condamnés à errer entre deux mondes quand ils meurent. Leur âme se retrouvent coincée dans le néant, et erre sans but jusqu’à la fin des temps, ne pouvant jamais goûter, ne serait-ce qu’une seule fois, à la paix éternel; car Noïsehoc est impitoyable face aux hérétiques.
Le Warny‘Thorga raconté aux enfants noïsehociens Aujourd’hui, la Prêtresse Pazera Drabé enseigne aux enfants noïsehociens ce qu’est le Warny‘Thorga. Bien que leurs parents respectifs leur expliquent les voies sacrées de Noïsehoc depuis qu’ils sont petits, il y a quelques mystères que seules les prêtresses peuvent enseigner aux enfants, afin de leur donner tous les outils possibles pour qu’ils puissent accomplir la volonté divine de Noïsehoc. La prêtresse commence en leur expliquant ce que les croyants de Noïsehoc doivent faire afin de parvenir à atteindre le Warny’Thorga. Tout d’abord, chaque noïsehocien se doit de suivre le chemin qui leur est tracé par le dieu Poulpe. Chacun doit accepter ce qui leur est dicté par la Grande Prêtresse, ses subalternes, ainsi que par le Conseil des Templiers. Chaque fervent croyant doit connaître les huit vertus (la foi, la justice, l’impitoyabilité, la loyauté, le courage, l’uniformité, la fraternité et la fierté) et les réciter avant d’entrer dans un temple. Tous, sans exception, doivent réciter une prière le matin au réveil, et une le soir avant le coucher. Pazera continue son enseignement en expliquant aux enfants ce qu’ils doivent faire pour obtenir le droit d’accès au Warny‘Thorga lorsqu’ils mouront. Chaque croyant de Noïsehoc doit être fidèle à la divinité tout au long de sa vie ; il doit tenter de propager le message divin au plus grand nombre d’individus possible ; il ne doit jamais remettre la parole ou la volonté du dieu Poulpe en doute ; et chaque soldat doit se battre selon la volonté sacrée de Noïsehoc. Les prêtresses se doivent, encore plus que les autres membres du clergé, de propager la parole de Noïsehoc et ses vérités. Pazera leur expose ensuite comment il est possible de revenir à la vie. Il faut être un croyant parfait, nous revenons à la vie tant que nous n’avons pas atteint un niveau de perfection sublime. Il suffit de vivre d’après les fondements dictés par le dieu Poulpe en ce qui a trait à mener une vie meilleure, une vie dévouée à Noïsehoc pour atteindre le repos éternel de notre âme. L’accès au Warny’Thorga est interdite à toute personne ayant reniée Noïsehoc et ses enseignements. Nos intentions doivent toujours être pures. Pazera leur enseigne aussi ce qui pourrait leur arriver s’ils n’étaient pas dignes de rejoindre le Dieu tentaculaire et les Onorphés au Warny‘Thorga. Tous ceux qui ne croient pas en Noïsehoc et en son immense pouvoir font face à son impitoyabilité et se retrouvent dans le néant. Ils sont condamnés à errer entre deux mondes jusqu’à la fin des temps. Leur âme ne reposera jamais en paix, car ils ont chassé Noïsehoc de leur cœur. Aucun des serviteurs de la divinité n’est immunisé contre la perte de la foi. Plusieurs histoires racontent comment des templiers, et même des prêtresses auraient perdu confiance en la parole de notre dieu. La prêtresse explique ensuite aux enfants quels sont les châtiments infligés aux gens qui sont jugés en tant qu’hérétiques. Tout d’abord, la personne fautive se fait arrêter par une personne d’autorité, puis est amenée devant un tribunal. Si cette personne est jugée coupable, tout ce qu’il reste à déterminer est si nous tuons cet hérétique; ou si nous l’envoyons dans le Vh’augh Nagthia. Qu’est-ce que le Vh’augh Nagthia ? Certains parlent de grotte souterraine contenant un lac. Personne ne sait où est situé cet endroit, mais il existe vraiment; bien qu’on sache peu de chose à son propos. Peu de gens en ressortent vivants, mais ceux qui en émergent font preuve d’un zèle religieux étonnant. |
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Pazera poursuit en leur disant que les personnes qui dénoncent les hérétiques auraient des alliés mystérieux. L’identité de ces gens ainsi que leur visage ne seraient connus de personne. Ils sont nommés les Inquisiteurs. La Prêtresse explique aux petits noïsehociens qu’il ne s’agit là que d’anciennes rumeurs, et qu’elles datent d’il y a très longtemps. Pazera insiste quand même pour qu’ils comprennent qu’on ne sait jamais ce qui est invention ou réalité; alors mieux vaut rester pur et croire de tout son être en Noïsehoc. |
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Et la lumière me guida
Combattant fièrement au nom de Noïsehoc, le Tout-Puissant, Je sens mon heure arriver. Pourrais-je enfin aller rejoindre mes frères et sœurs se reposant Au Warny’ Thorag avec les Onorphées?
Une flèche, une lance et même une épée transpercent mon être; Je n’ai aucune inquiétude. Mes forces vitales m’abandonnent Et mon âme s’élève vers le repos éternel.
Est-ce dans mes songes ou dans mon délire? Je vois cette place où tous les disciples se retrouvent Pour pouvoir vivre en harmonie, en paix et en équilibre Afin de pouvoir s’y recueillir.
J’aperçois ces grands espaces Où de multiples temples sont érigés. Comme il est beau de voir différentes races Vivre en union et dans la fraternité.
Je vous quitte, Je vous attendrai dans cet endroit merveilleux. Je pourrai enfin déposer les armes, Et ne vivre que pour mon Dieu…
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Section mise à jour le 11 octobre 2008